III) Paroles

Merci l'artiste
 
Un monde sans couleur
Qu'on en oublierait l'éclat
Y a pas de gris au bonheur
Où y aurait pas Guernica

Aux crève-la-faim de la rue
Qui ont de l'or dans les mains
Pour ces courbes mises à nues
Sous l'regard d'un Rodin

Merci l'artiste
Merci l'artiste
Inconnu ou reconnu
Sachez le monde serait triste
Sans qu'vous y soyez venus

Un monde sans musique
Qui passerait sous silence
Pour tous ces instants magiques
On vous doit une révérence

Aux petites mains de tous ces mots, de tous ces mots
Passés sur des pages blanches
Qu'on soit Ronsard ou Rimbaud
Mais toujours à faire la manche

Merci l'artiste
Merci l'artiste
Avant de vous dire salut
Et d'être qu'un nom sur une liste
Puis porté disparu, disparu

Merci l'artiste
Merci l'artiste
Inconnu ou reconnu
Sachez le monde serait triste
Sans qu'vous y soyez venus

Inconnu ou reconnu
Sachez le monde serait triste
Sans qu'vous y soyez venus

Inconnu ou reconnu
Sachez le monde serait triste
Sans qu'vous y soyez
Sans qu'vous y soyez venus
 

 
Quelqu'un nous appelle
 
De cette lettre
De Fan à France
D'elle à Michel
Quel est le sens
D'une raison d'être
Sans l'évidence
Qu'elle vienne du ciel ?
Et sentir qu'une présence
Nous appelle, nous appelle.

Il n'y a pas de hasard
Quand on parle d'amour
Juste un signe à recevoir
De là-haut, de là-haut, de là-haut.

Quelqu'un nous appelle
Quelqu'un nous appelle.

Par une chanson
Tisser la toile
D'un papillon
A une étoile
Sentir qu'une aile
Lève le voile
Tout se démêle
Parce qu'en soit une voix
Vous appelle, vous appelle.

Il n'y a pas de hasard
Quand on parle d'amour
Juste un signe à recevoir
De là-haut.

Nous relie-t-il par un fil
Pour qu'on parle d'amour ?
Nous serait-il plus utile
De là-haut, de là-haut, de là-haut ?

Quelqu'un nous appelle,
Quelqu'un nous appelle ...
 

 
Je suis de l'atlantique

Tu dis souvent que
je m'agite, je m'agite
Et puis je fais le mort
Et puis des vagues encore
Je suis d'accord
Tu dis toujours que je m'invente
Des moulins, des combats qui ne servent a rien
Comme si l'eau remontait les pentes
Je brasse à contre-courant
Mais c'est pas moi c'est l'océan

{Refrain:}
Je suis de l'Atlantique
Et j'ai la mémoire de l'eau
Je suis de l'Atlantique
Un beau jour sur mon berceau
La fée des vents du large
M'a fouetté le visage
En me souhaitant du rêve
Et des états uniques
Je suis de l'Atlantique, de l'Atlantique

Toi tu sais bien que je préfère
A l'or brûlant la houle et les fortunes de mer
Je cherche les em...merdements
C'est évident
J'étouffe à l'air de déjà vu, déjà vu
Alors je change souvent de ciel
Mais je marche ni au fioul ni au fiel
Si j'ai du sel dans mon sang
Ca doit venir de l'océan

{au Refrain}

Je veux la démesure
De ces plaines d'azur
Embrasser d'un seul coup
L'Europe et l'Amérique
Je suis de l'Atlantique
Je suis de l'Atlantique
De l'Atlantique
 

 D'un Piano À L'autre

On ne remplace jamais personne, on prend juste un peu la relève,
Mais que ce quelqu'un vous pardonne, de

poursuivre le même rêve;
C'était un air, là sur les ondes
Comme un amour d'adolescent
Qui vous fait

découvrir le monde et vous tient la main comme un grand

On se rejoint, faute d'être côte à côte, ce qui nous

tient, d'un piano à l'autre

C'est la musique... Qui nous fait supporter la vie. C'est la musique... La

musique...
C'est la musique... Qui fait qu'on voyage et qu'on oublie
C'est la musique... La

musique...

On ne remplace jamais personne, quelqu'un qu'on a aimé plus que tout,
Qu'on a suivi même de

loin, de France pour un jour ce rendez-vous
A quatre mains dont je ne suis que l'hôte, ce qui nous retient d'un

piano à l'autre

C'est la musique... Qui nous fait supporter la vie. C'est la musique... La

musique...
C'est la musique... Qui fait qu'on voyage et qu'on oublie
C'est la musique... La

musique...

Electrique ou symphonique, acoustique ou fantastique
Pour pleurer sa nostalgie ou danser toute

la nuit,
Pour s'inventer d'autres vies, faire passer ses insomnies, pour se chercher un abris,
Et croire

qu'on peut être libre

C'est la musique... (qui nous fait supporter la vie). C'est la musique...
Et qui

nous rappelle un paradis
 

 
Zinédine

Tant de flashes et de lumière
Pour des

héros ordinaires, ordinaires
De place à des courants d'air
Qui feraient tourner la terre, tourner la

terre

Le médiocre fait l'école
Au quart d'heure d'Andy Warhol, d'Andy Warhol
Faut-il jouer à la

guerre
Pour devenir un symbole, un symbole

Allez Zinédine
Comme quoi les hommes rêvent encore,
Allez

Zinédine
Comme quoi tout espoir n'est pas mort,

Tout espoir n'est pas mort

Tant de visages qu'on

éclaire
Pour des héros éphémères, éphémères
Le tien place des Etoiles
Brille pour nous ouvrir le bal, nous

ouvrir le bal,

Pour qu'il prenne son envol
Le monde a besoin d'idoles, besoin d'idoles
Loin des

haines qu'on étale
Et des affiches qu'on colle
Et qu'on décolle

Allez Zinédine
Comme quoi les

hommes rêvent encore,
Allez Zinédine
Comme quoi tout espoir n'est pas mort,

Allez Zinédine
Comme

quoi l'amour n'est pas fini,
Allez Zinédine
A quoi peut tenir une vie

Tenir une vie

Allez,

Allez, Zinédine
Allez,
Zinédine, Zinédine

Allez Zinédine
Comme quoi les hommes n'ont pas

tort,
Allez Zinédine
Comme quoi l'amour est le plus fort,

Le plus fort

Allez
Allez

Zinédine,
Comme quoi rêver nous donne envie
Allez
Allez Zinédine
Comme quoi tout espoir est

permis

Tout espoir est permis
 

Une Folie De Plus

Se glisser dans un autres pour

mieux parler de soi,
Revenir d'où l'on vient pour savoir où l'on va,

Maquiller son image pour se

montrer pudique,
Mettre à nu ses amours en lumières en musique,

Comment se dire tout c'qu'on a

reçu
Se le dire n'est pas encore assez
Si partir c'est ce perdre de vue
C'est une folie à dire c'est

une folie d'aimer
C'est qu'une folie de plus ...

Une folie de plus ...

N'avoir peur que de soi

des libertés à prendre,
Faire ou pas les bons choix dans devoir s'en défendre

Toujours aller plus haut

sous des feux d'artifices,
C'est vouloir le plus beau comme on veut pour son fils

Comment dire tout

c'qu'on a reçu
Se le dire n'est pas encore assez
Si partir c'est se perdre de vue
C'est une folie à

dire c'est une folie d'aimer
C'est qu'une folie de plus ...

Une folie de plus ....
 

 
Rosa
 
Quand d'obéir dégoûte
On s'enfonce dans la vase
Y a toujours une goutte
Qui fait déborder un vase

Et puis se voir dire non
Enfin, enfin le dire
Pour respirer à fond
Se soulager du pire

C'était ça ou crever
Sans fierté à genoux
Quand y a rien à rêver
Qu'est-ce qu'on risque après tout ?

T'avais rien d'mandé là... Rosa
Mais c'est tombé sur toi... ce jour-là
Tu as fait le premier pas
Et y a eu Mandela après toi

T'avais rien d'mandé là... Rosa
Mais c'est tombé sur toi... ce jour-là
T'as fait qu'ouvrir la voie
T'as eu ce courage-là... Rosa

Pour ceux qui dans l'histoire
N'ont pas retenu ton nom... non
Tu es la première Noire
A avoir osé dire non

Parce qu'assise dans un bus
Un blanc voulait ta place
Avec la peur en plus
De le regarder en face

Si tu voyais Rosa
Les routes que tu as faites
Parce qu'un jour tu osas
Simplement tenir tête

T'avais rien d'mandé là... Rosa
Mais c'est tombé sur toi... ce jour-là
Tu as fait le premier pas
Et y a eu Mandela après toi

T'avais rien d'mandé là... Rosa
Mais c'est tombé sur toi... ce jour-là
Tu n'as fait qu'ouvrir la voie
Mais tu as eu ce courage là

Rosa
Rosa

T'avais rien d'mandé là... Rosa

Rosa
Rosa
Rosa

T'avais rien démandé là... Rosa
Mais c'est tombé sur toi... ce jour-là
Tu as fait le premier pas
Et y a eu Mandela après toi

T'avais rien d'mandé là... Rosa
Mais c'est tombé sur toi... ce jour-là
Tu n'as fait qu'ouvrir la voie
Mais tu as eu ce courage là

Rosa
Rosa
 

La machine
 
13 heures, ou 20 heures
Direct live, tout l'monde pleure
Et tout l'monde se noie dans la masse
Sans qu'aucun rêve ne dépasse
Mais qui lève encore, les yeux
Et qui fait seul'ment, ce qu'il peut

On a perdu le contrôle de la machine
Oooh tup tuluptup
On a perdu le contrôle de la machine
Oooh tup tuluptup
On a perdu nos chansons dans la machine
Perdu la raison tup tuluptup
On a perdu le contrôle...
tup tuluptup, tup tulup

Tout l'monde s'y perd
Impossible de faire, marche arrière
Mais qui lève encore la voix,
Et qui fait seul'ment, ce qu'il doit

On a perdu le contrôle de la machine
Oooh tup tuluptup
On a perdu la mémoire de la machine
Oooh tup tuluptup
On a perdu nos chansons dans la machine
Perdu la raison tu tuluptup
On a perdu le contrôle...

tup tuluptup, tup tulup
Play me (play me... On a perdu le contrôle)
Before it's too late
It's too late?
On a perdu
Oooh
On a perdu
Oooh

On a perdu notre temps dans la machine
Oooh tup tuluptup
On a sali notre sang dans la machine
Oooh tup tuluptup
On a perdu la chaleur dans la machine
On a perdu confiance. C'est la machine
Aurons-nous d'autres chances? C'est la machine
Ou sommes-nous perdus? C'est la machine
Ou sommes-nous perdus?
On a perdu le contrôle

 
Le chanteur idéal
 
Un peu d'rêve
Un peu d'espoir
On est dans l'arène
Des faiseurs de gloire
A la semaine
Et à la chaîne
Une belle histoire
Un conte de fées
A qui en vouloir
De vouloir aimer
De réclamer
Et d'acclamer
Le chanteur idéal
Le chanteur idéal
Qui vous fait
Gimme gimme gimme gimme love
Etc.

Le chanteur idéal
L'singer universal
Qui vous play
Gimme gimme gimme gimme love
Tous avec moi
Everybody
Tous avec moi
Everybody
A qui l'tour
Qui veut entrer
Dans la chasse à courre
Pour se faire remarquer
A l'arrivée
Arriver
Une éclaircie
Dans l'ordinaire
Même si ce qui brille
Ne sera qu'éphémère
En un éclair
On éclaire

Le chanteur idéal
Le chanteur idéal
Qui vous fait
Gimme gimme gimme gimme love
Etc.
Le chanteur idéal
L'singer universal
Qui vous play
Gimme gimme gimme gimme love
Tous avec moi
Everybody
Tous avec moi
Everybody
Le chanteur idéal
 

 
1980

Qu'est ce qu'on risque à passer pour des fous
La musique fera toujours de nous
Des rêveurs
Des rêveurs

Chacun
Son monde à part,
Son refuge et son échappatoire
Pour ailleurs,
Un monde meilleur,

{Refrain:}
C'était en 1980
Une génération qui n'attendait rien
1980, d'où je viens
Déjà en 1980
Sans illusion, et sans lendemain
1980, c'est pas la fin

Qu'importe ceux qui ont servi d'exemples,
Se rejoignent, se suivent et se ressemblent
Les rêveurs
Les rêveurs

Faut bien
Passer le temps,
Les couleurs qu'on porte et les courants,
Question d'heure,
Non, rien ne se meurt,

{au Refrain, x2}

C'est pas la fin

Redevenir gris
1980
 

Amen

C'est en moi depuis que je suis né
Derrière la médaille
Une croix, mon nom gravé
Pour protéger me désexorciser
De l'enfer dans lequel je viens d'arriver

Amen
Ô Saint-Esprit !
Amen
Ils n'ont rien compris
Amen
Les hommes aujourd'hui
Amen
Sont des simples d'esprit

Ô mon Père pardonnez les péchés
A l'envers le monde tourne à l'inhumanité
La poussière retourne à la poussière
C'est ma prière, moi qui ne vivait qu'en athée

Amen
Ô Saint-Esprit !
Amen
J'ai pas choisi
Amen
Les hommes aujourd'hui
Amen
Sont des simples d'esprit

Y a un trou dans le ciel
Tu veux nous dire quelque chose... chut !
Cette pluie, ce tonnerre
Jusqu'à la prochaine overdose

C'est ça le monde qu'on va laisser
A nos enfants c'est ça l'idée
Si on ne peut plus rien changer
Alors je prie pour exister
Amen

Alors je prie pour exister
Amen

"Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit"
Amen
J'ai pas compris
"Dis-moi, qu'est-ce qui nous tient ?"
C'est ça le prix

Amen
"Qu'est-ce qu'on devient ?"
Amen
L'homme d'aujourd'hui
"Il saigne"
Amen
"C'est le requiem des simples d'esprit... quel temps fait-il ?"
C'est ça le signe
" N'aie pas peur ! Je te protège, Sean"
Amen
"Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit
Amen
N'aie pas peur ! Je te protège !
Au nom du Père et du Saint-Esprit !
Amen"


Noir

Noir comme les tâches sur mes devoirs
A chercher des échappatoires
Aux pensions et à leurs dortoirs
Aux pensions et à leurs dortoirs

Noir comme une perte de mémoire
Que l'on voudrait encore avoir,
Pour passer entre les cafards
Passer entre les cafards

Noir comme nos amours
Qui n'ont plus le goût du réglisse,
Comme l'encre d'un tatoo
Qui vient cacher les cicatrices,
Noir comme nos amours
Moi qui croyais en la justice,
Noir c'est la couleur de ton regard
Quand il me dit qu'il est trop tard,
Et m'interdit d'encore y croire
Et m'interdit d'encore y croire
Noir comme désir est un cauchemar
Où tout peut basculer un soir,
Qui peut prétendre juger l'histoire ?
Notre histoire
Juger l'histoire

Noir comme nos toujours
Qui en mort lentement finissent,
Comme un goût d'avant-dégoût,
Malgré encore des sacrifices
Noir comme nos toujours
Qui d'entre les doigts vous glissent
Qui d'entre les doigts vous glissent

Noir comme nos amours
Qui n'ont plus le goût du réglisse
Noir comme nos toujours
Qui d'entre les doigts vous glissent
Noir comme nos amours
Qui n'ont plus le goût
Nos toujours
Qui d'entre nos doigts vous glissent


Las Vegas

Une seule étoile,
Un seul point de chute,
Que du banal,
Pas même un but,

Barrière étroite,
Suivez ce qui vient
C'est la ligne droite
Jusqu'à la fin

Si pour une fois la vie, c'était la première classe,
Un aller plein tarif, pour tout claquer à Las Vegas
Si pour une fois sa vie, c'était la première classe,
Sans aller là
Dans l'mur en face

C'est le même voyage
Depuis l'début,
Pas un virage,
Pas d'autre issue,

Même essayer
Un chemin de travers,
Pourquoi jouer
Puisque l'on perd

Si pour une fois la vie, c'était la première classe,
Un aller plein tarif, pour tout claquer à Las Vegas
Si pour une fois la vie, c'était la première classe,
Sans aller là
Dans l'mur d'en face

C'qui nous entoure ici, ça n'a rien d'un palace,
Il n'y a qu'une suite,
Mais tu sais, rien qu'on évite,
Quant à rester ici,
Personne
Personne nous invite

Si pour une fois la vie, c'était la première classe,
Un aller plein tarif, pour tout claquer à Las Vegas
Si pour une fois la vie, c'était la première
Sans aller là
Toujours l'mur d'en face

Si pour une fois la vie, c'était la première classe,
Sans aller là
Toujours en face

Tout claquer à Las Vegas
Allez viens
Tout claquer à Las Vegas
Tout claquer à Las Vegas
A Vegas

Si pour une fois ta vie, c'était la première classe,
Aller plein tarif, pour tout claquer à Las Vegas
Si pour une fois ta vie, c'était la première classe,
Sans aller là
Toujours en face

Allez viens
Tout claque à Las Vegas


Libre comme Picasso

Je laisserai rien derrière moi
J'effacerai touts les traces
Pour pas m'sentir à l'étroit
Comme dans un sas

Je sais pas c'qu'il y a devant
Ce que cache la porte en face
Mais j'avanc'rai sereinement
Sans sroit d'regard, je chante, je passe

Libre comme Picasso
Libre comme Picasso
Libre comme Picasso
Comme Pablo Picasso

Je ferai ce que je dois
Mais jamais rien à ta place,
Nul n'est au –dessus des lois
Mais reste toi-même quoi qu'il se passe

Libre comme Picasso
Libre comme Picasso
Libre comme Picasso
Comme Pablo Picasso

Puisque l'enfer c'est les autres,
Qu'on a droit qu'à la ressemblance,
Ne deviens jamais quelqu'un d'autre,
Sans ta différence

Quand on est enfant, on rêve de devenir quelqu'un,
Un footballeur, un peintre, un pape, un musicien,
Et puis quelques lettres au hasard
Viennent changer le destin
Faire d'un peintre un chanteur, peu importe,
On a qu'un seul chemin,
On échappe à rien

Libertad
Reste libre


Il voulait de l'eau

Il était d'un village
Où la pluie s'était tue
Où même les mirages
N'avaient pas assez bu
Il faisait bien trop chaud
Dans ce monde perdu
L'enfant était de trop
Et l'eau ne coulait plus

Il voulait de l'eau
Pour qu'un bateau le voie
Nager dans les flots
Il aurait aimé ça
Il voulait de l'eau
Pour pouvoir vivre là
Suivre les ruisseaux
Et vivre comme toi

A boire la poussière
Que devient-on là-bas ?
Y a-t-il une prière
Qu'ils ne connaîtraient pas ?
Mais sur ce sol aride
Où rien ne poussera
On a les yeux si vides
Que l'eau ne coule pas

Il voulait de l'eau
Pour qu'un bateau le voie
Nager dans les flots
Il aurait aimé ça
Il voulait de l'eau
Pour vivre comme moi
Suivre les ruisseaux
Jusque dans les deltas

Il était d'un village
Que la pluie n'a pas vu
Où la mer est de sable
Sur ce radeau perdu
Et pour avoir moins chaud
Il est parti sans moi
Chaque enfant est de trop
Quand l'eau ne coule plus

Non

Il voulait de l'eau
Pour pouvoir vivre là
Il voulait de l'eau
Pour son radeau de bois
Glisser sur les flots
Il aurait aimé ça
Boire dans les ruisseaux
Sur le sable, là-bas

 


 
Après quoi on court
 
Que de temps perdu à ne pas être soi-même
Raser le mur des rues comme une ombre en peine
Mais n'en vouloir à personne, des déceptions qu'on traîne
Mais n'en vouloir à personne, des déceptions qu'on traîne

{Refrain}
Après quoi on court
L'argent, les gens, l'amour
Après quoi on court
Du fou, des maux, des leurres
Après quoi on court
En attendant son tour
Après quoi on meurt
Sans avoir vu passer l'heure
Après quoi on court
Le temps, le manque d'amour
Après quoi on court
Du vide, du vent, du rêve
Après quoi on crève
Comme encore et toujours
Après quoi on crève
Mais un autre jour se lève
Après quoi on court

Que de plâtres gâchés pour vouloir être quelqu'un
Pour se voir dégommer d'avoir fait du bien
Et se retrouver seul, même plus sûr du chemin, du chemin
Et se retrouver seul, même plus sûr du chemin

{Au refrain}

D'être un pour rien, sans retour
Un trou, une tombe, des fleurs
Enfermé dans sa tour, on pleure si ce n'est que sur ses malheurs

Après quoi on court
Du moche, des scoops
Après quoi on court
Du clash, du trash, des guerres
Après quoi on crève
Comme encore et toujours
Après quoi on crève
Parce que d'avoir couru, on vous achève
D'avoir couru, parce que d'avoir couru
On vous achève

Sur la voix Ferré
En bord de scène
Je me promène
Sur la voix Ferré

En bord de scène
Je me promène
Sur la voix Ferré

Ça fait du bien
Un air de rien
Pour traîner les pieds

J'ai dans la tête
Un piano qui flâne
Des états d'âme
Un peu désaccordés

Quai de Javel
C'est à Paname
J'aime y retourner

En bord de scène
Je me promène
Sur la voix Ferré

Ça fait du bien
Côté jardin
Poussent encore des pensées

J'ai sur le coeur
Un piano qui pleure
Jusqu'à plus d'heure
À Saint-Germain-des-Prés

Café de Flore
J'entends encore
Léo me parler

Non,
Je ne parlerai pas
De ce temps disparu
Où l'on n'aime plus
Non,
Même si va, tout s'en va
Laissez-moi fréquenter
Près de la voix Ferré
Les ombres passées

En bord de scène
Je me promène
Sur la voix Ferré

Si je me paume
Une jolie môme
Pourrait m'y retrouver

J'ai dans les veines
Un piano qui saigne
Avenue des Ternes
À défaire les pavés

Pour faire des plages
Artificielles
Qui longent les quais

Non,
Je ne parlerai pas
De ce temps disparu
Où l'on n'aime plus
Non,
Même si va, tout s'en va
Laissez-moi fréquenter
Près de la voix Ferré
Les ombres passées

Les ombres passées

Près de la voix Ferré
Près de la voix Ferré
Près de la voix Ferré

Non,
Je ne parlerai pas
De ce temps disparu
Où l'on n'aime plus
Non,
Même si va, tout s'en va
Laissez-moi fréquenter
Près de la voix Ferré
Les ombres passées

En bord de scène
Je me promène
Sur la voix Ferré

Sur la voix Ferré

Un air de rien

En bord de scène
Je me promène
Sur la voix Ferré

Ca fait du bien
Retraîner les pieds

En bord de Seine
Je me promène
Sur la voix Ferré

Les Fleurs du Bien
A travers les intempéries
Les mauvaises passes, les jours d'ennui
Pense à moi, pense à moi
Si t'en as envie

Je ne sais plus où courent tous ces gens,
Mais c'est sans doute... très important
Pour y passer, y passer
Autant de temps

Moi j'me suis mis dans un jardin,
A cultiver les fleurs du bien
Pense à moi, pense à moi
Si t'en as besoin
Tu vas croire que c'est encore loin
Mais c'est juste au bout d'un chemin
Et là, tu reconnaîtras
Les fleurs du bien

Pense à moi, pense à moi
Si t'en as besoin

Près d'un piano désaccordé
En attendant qu'vienne une idée
Tu sauras, tu sauras... toujours
Où me trouver

Je sais bien que le monde est grand,
Et qu'il faut r'garder de l'avant... mais
Pense à moi, pense à moi
Si t'en as le temps

Moi j'me suis mis dans un jardin,
A cultiver les fleurs du bien
Pense à moi, pense à moi
Si t'en as besoin
Tu vas croire que c'est encore loin
Mais c'est juste au bout d'un chemin
Et là, tu r'connaîtras
Les fleurs du bien
Pense à moi, pense à moi
Si t'en as besoin

J'te dis ça, autant que j'en ris
Puisque les mots n'changent pas la vie
Pense à moi, pense à moi
Si t'as envie
Je sais à peu près c'qui m'attend
Et même après quoi courent les gens
Je... ne vois plus, ne vois plus rien
De très urgent

Pense... à moi
Pense... à moi, oh
Pense... à moi
Pense... à moi
Là au fond de mon jardin
A cultiver les fleurs du bien
Les fleurs... du bien

Pense à moi... oh
Pense à moi
Pense à moi
Pense à moi

Même là... au fond d'mon jardin
A cultiver les fleurs
A cultiver les fleurs du bien
Pense à moi
Pense... à moi

Nouveau voyage avec Baby Bash
Tout finit par se dire
Tout finit par se faire
Tout finit par faire tourner une autre page

Tout finit par s'enfuir
Tout finit par des rêves
Tout s'achève pour commencer un autre voyage

{Choeurs par Baby Bash}

Nouveau nouveau nouveau
Nouveau voyage
Nouveau nouveau nouveau
Nouveau voyage

On peut bien sûr baisser les lumières
tirer le rideau
Sans dire un mot
Mais les fleurs même sous la poussière
N'ont besoin pour renaître que d'un peu d'eau

Tout finit par se dire
Tout finit par se faire
Tout finit par faire tourner une autre page

Tout finit par s'enfuir
Tout finit par des rêves
Tout s'achève pour commencer un autre voyage

Autrement, autre part
Différent, mais on repart
Autres chances, autres choses
Rien qu'on devance
Mais rien qu'on ne m'impose

Tout finit par se dire
Tout finit par se faire
Tout finit par faire tourner une autre page

Tout finit par s'enfuir
Tout finit par des rêves
Tout s'achève pour commencer un autre voyage

On peut bien sûr baisser les lumières
tirer le rideau
Mais rien n'est plus beau...

C'est la Vie...

Nouveau nouveau nouveau
Nouveau voyage
Nouveau nouveau nouveau
Nouveau voyage

C'est la vie....


 

 

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Dernière mise à jour de cette rubrique le 03/05/2008

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